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mardi 24 juin 2014

Qu'est-ce qu'une méningite ?

cerveau humain
Une méningite est une inflammation des méninges, les membranes qui protègent le cerveau et la moelle épinière. Le plus souvent, cette inflammation est la manifestation d’une infection par un virus ou par une bactérie. Plus rarement (dans moins de 5 % des cas), les méningites peuvent également être provoquées par un champignon ou un parasitemicroscopique.
Il existe des méningites non infectieuses liées par exemple à une maladie auto-immune (comme, par exemple, le lupus érythémateux) ou à un cancermétastasé (notamment du poumon ou du sein).
Les méningites peuvent survenir à tout âge, mais elles touchent plus particulièrement les enfants et les adolescents. La méningite est une maladie rare mais grave. Devant toute suspicion de méningite, il est donc impératif de consulter rapidement un médecin.

Les méningites sont-elles des maladies fréquentes ?

Le nombre de méningites bactériennes survenues en France en 2009 est estimé à environ 1.650 (20 à 25 % des 7.000 à 8.500 cas annuels de méningites, toutes causes confondues). Seuls les méningocoques sont à l’origine d’épidémies deméningite (méningocoques de sérogroupes A, B, C, W135 ou X). La répartition géographique et l’intensité de ces épidémies varient selon le sérogroupe responsable.
En France, dans le cas des épidémies de méningite à méningocoque, on retrouve majoritairement le sérogroupe B, puis le sérogroupe C et, plus rarement, les sérogroupes W135 et Y. Les départements de la Seine-Maritime et plus récemment de la Somme, du Nord et du Pas-de-Calais sont régulièrement concernés.

Qui est à risque pour les méningites ?

Certaines personnes ont un risque plus élevé de souffrir d’une méningite :
  • les nourrissons de moins de deux ans, les adolescents et les jeunes adultes jusqu’à l’âge de 24 ans ;
  • les personnes âgées ;
  • les personnes vivant dans une collectivité fermée (pensionnat, caserne, crèche à plein temps) ;
  • les personnes dont le système immunitaire est affaibli (personnes prenant un médicament immunosuppresseur, personnes infectées par le VIH/sida, diabétiques, etc.) ;
  • les personnes en contact avec une personne atteinte de méningite ;
  • les personnes séjournant dans une région où les épidémies de méningites sont fréquentes ;
  • les fumeurs et les personnes exposées à la fumée de cigarette.
  • Quels sont les symptômes des méningites ?

    Les symptômes des méningites sont regroupés sous le terme de « syndromeméningé » qui associe le plus souvent :
    • une forte fièvre,
    • une sensibilité exacerbée à la lumière,
    • une raideur de la nuque,
    • de violents maux de tête,
    • des nausées et des vomissements.
    Ces symptômes peuvent ne pas tous être présents en même temps. Toute personne présentant ces symptômes doit être hospitalisée en urgence.
    Les symptômes des méningites chez les nourrissons
    Chez les nourrissons, outre la fièvre, les symptômes des méningites sont le plus souvent des pleurs incessants, de l'irritabilité et une somnolence alternant avec une forte agitation. La fontanelle peut également être bombée. Si le comportement de votre bébé vous semble inhabituel et vous inquiète, n'hésitez pas à consulter un médecin en urgence.

    Comment diagnostique-t-on une méningite ?

    Lorsqu’une personne présente des symptômes évoquant une méningite (fièvre, raideur de la nuque, maux de tête, sensibilité exacerbée à la lumière, nausées), une hospitalisation en urgence est indispensable afin de pratiquer une ponction lombaire pour confirmer la diagnostic.
    Le médecin recherche également systématiquement un purpura fulminans (taches rouge violacé sur la peau). En cas de suspicion de méningite due à une bactérie, un traitement antibiotique est prescrit au plus vite, sans attendre les résultats de la ponction lombaire.
    La ponction lombaire est un geste médical qui consiste à prélever du liquide céphalo-rachidien à l’aide d’une aiguille fine introduite après anesthésie locale entre deux vertèbres lombaires. Cet examen est généralement peu ou pas douloureux. Son objectif est de rechercher la présence d’un nombre anormalement élevé de globules blancs dans le liquide céphalo-rachidien (ce qui est le signe d’une infection).
    Le liquide céphalo-rachidien est ensuite envoyé au laboratoire pour une identification du micro-organisme responsable de la méningite afin d’adapter le traitement antibiotique.

    Quels sont les traitements des méningites ?

    Dans le cas des méningites virales bénignes, le traitement consiste à soulager les symptômes : repos et administration de médicaments contre la fièvre et contre la douleur. Les méningites dues au virus de l’herpès nécessitent un traitement antiviral spécifique à base d’aciclovir ou de valaciclovir.
    Si une origine bactérienne est suspectée, un traitement antibiotique est administré en perfusion pour une durée de dix à 21 jours selon la bactérie et l’évolution de l’état du patient. Afin de limiter l’inflammation des méninges, le traitement comprend parfois de la dexaméthasone, un anti-inflammatoire de la famille de la cortisone.
    Les méningites induisent une immunité : il n’est donc pas utile pour une personne qui a eu une méningite à méningocoque de se faire vacciner contre le sérogroupe qui a occasionné l’infection.

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