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mardi 24 juin 2014

Qu’est-ce que la douleur ?

La douleur est une sensation complexe, sensorielle et émotionnelle, qui met en jeu des récepteurs présents dans tout l’organisme (la peau, les organes, les muscles, les os, etc.), des nerfs qui conduisent l’information vers la moelle épinière puis le cerveau, et des régions du cerveau où elle est analysée, évaluée et où elle provoque des réactions et des émotions. La douleur est une sensation liée à la conscience. Elle s’efface lors du sommeil ou du rêve ; elle peut être atténuée à la faveur d’états de conscience modifiés (relaxation, hypnose, par exemple).douleur

Que faire en cas de douleur ?

Face à l’expression d’une douleur, qu’elle soit verbalisée par la personne qui souffre ou que ses signes soient observés par le personnel soignant, la première mesure consiste à en rechercher la cause. Un ensemble d’examens complémentaires complète l’examen clinique et aide à poser un diagnostic(imagerie médicale, analyses biologiques, etc.). Les traitements de la cause doivent entraîner la disparition de la douleur à plus ou moins courte échéance. En attendant leurs effets, la douleur est soulagée par des antalgiques tant que cela reste nécessaire. En cas d’urgence, par exemple lorsqu’il s’agit d’un accident ou d’une fracture, l’équipe médicale peut être amenée à utiliser desantalgiques forts (morphine, par exemple) avant de mettre en œuvre le traitement de la cause de la douleur, dès lors que la nature de celle-ci a été clairement identifiée.
En cas de douleur chronique ou cancéreuse, le problème est souvent complexeet sa prise en charge est pluridisciplinaire : les médecins et le personnel infirmier prennent l’avis d’autres spécialistes (psychologues, kinésithérapeutes, etc.) afin de proposer une approche globale au patient.
Le Programme national de lutte contre la douleur, promu par les pouvoirs publics français prévoit la mise en place de centres antidouleur hospitaliers sur l’ensemble du territoire

Les mots des maux

    La douleur a suscité un vocabulaire particulièrement riche pour la décrire, tant chez les patients que chez les médecins. Il est important de bien qualifier cette sensation : on retrouve cette précision dans les échelles d’évaluation qualitative de la douleur, telle que l’échelle QDSA (Questionnaire douleur de l'hôpital Saint-Antoine). Quelques termes choisis :
  • Douleur déchirante : douleur qui évoque l’arrachement de tissus.
  • Douleur diffuse : douleur dont le point d’origine est difficile à situer.
  • Douleur erratique : douleur qui change souvent de place.
  • Douleur exquise : douleur vive et très localisée, généralement provoquée par la pression.
  • Douleur fulgurante : douleur très intense qui fait penser à un éclair.
  • Douleur irradiante : douleur qui diffuse en rayons à partir d’un point de plus forte intensité.
  • Douleur lancinante : douleur ressentie sous forme d’élancements aigus.
  • Douleur pongitive : douleur semblable à celle que provoquerait une pointe en pénétrant profondément.
  • Douleur pulsatile : douleur rythmique qui bat comme le pouls.
  • Douleur sourde : douleur peu prononcée qui ne se manifeste pas nettement.
  • Douleur térébrante : douleur semblable à celle que provoquerait un objet en pénétrant dans le corps.
  • Douleur vive : douleur aiguë soudaine et forte. Les douleurs aiguës se caractérisent par un début soudain et une durée limitée. Les douleurs chroniques durent plus de trois à six mois, de façon continue ou intermittente.
    Le suffixe « algie » (de algos, douleur) a donné lieu à de nombreux termes médicaux : antalgique, dorsalgie (mal de dos), lombalgie (douleur au niveau des reins), névralgie (douleur au niveau des nerfs), etc.

Les médicaments antalgiques

Les principaux médicaments antalgiques (anti-douleur) sont divisés en trois classes en fonction de leur puissance d’action, selon un classement de l’Organisation mondiale de la santé proposé, à l’origine, dans le cadre du traitement des douleurs d’origine cancéreuse.
Les substances antalgiques de niveau I qui sont destinées aux douleurs légères à modérées : l’aspirine, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène, le kétoprofène, le naproxène, etc. Les AINS sont désignés ainsi pour les distinguer des anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes, dérivés du cortisol, l’une des hormones libérées lors de la réaction de stress.
Les substances antalgiques de niveau II, destinées aux douleurs modérées ou sévères ou aux douleurs insuffisamment soulagées par les antalgiques de niveau 1 : la codéine, la dihydrocodéine, le dextropropoxyphène et le tramadol, seuls ou associés à l’aspirine ou au paracétamol.
Les substances antalgiques de niveau III, destinées aux douleurs intenses qui sont rebelles aux autres antalgiques : la morphine et les autres dérivés de l’opium (buprénorphine, fentanyl, hydromorphone, nalbuphine, oxycodone et péthidine).

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