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mercredi 25 juin 2014

Quelles formes l’anxiété peut-elle prendre ?

contrôler son anxiété
A un degré raisonnable, l’inquiétude et l’anxiété sont des sentiments normaux et utiles. Lorsque ces périodes d’anxiété sont justifiées par des causes réelles (examen, soucis financiers, divorce, chômage par exemple), elles peuvent être considérées comme normales, même si elles durent plusieurs semaines. Elles constituent un système d’alerte face à une situation donnée et permettent de mobiliser les ressources de l’individu et de solliciter sa faculté d’adaptation.
L’anxiété devient pathologique lorsqu’elle persiste malgré la disparition de la situation qui l’a provoquée ou lorsque le système d’alerte se met constamment en route alors qu’aucun événement ne le nécessite vraiment. Ces symptômes deviennent rapidement incompatibles avec la vie quotidienne. On parle alors de troubles anxieux. Ils s’expriment de très nombreuses manières selon l’histoire familiale et personnelle du patient, son hérédité, son imaginaire ou les causes des premiers épisodes d’anxiété.
L’anxiété peut être diffuse, persistante, irrationnelle et concerner la plupart des situations de la vie quotidienne. On parle alors d’anxiété généralisée. Cette angoisse impossible à contrôler est source de souffrance et rend impossible tout plaisir.
L’anxiété peut également se fixer sur une ou plusieurs situations très précises dont la présence va provoquer des symptômes intenses. Ce sont les troubles phobiques. La phobie devient grave lorsqu’elle oblige la personne touchée à restreindre ses activités.

Comment se manifeste l’anxiété ?

Les symptômes psychiques

L’anxiété se manifeste par un sentiment diffus d’inquiétude qui a des répercussions négatives sur le quotidien. La personne ressent de la peur et de l’angoisse face à la plupart des événements de la vie et craint toujours l’arrivée d’une catastrophe. Même lorsque les choses vont bien, elle se dit que cela ne va pas durer. Elle est fatiguée, irritable, a du mal à se concentrer et se sent incapable de contrôler les situations qui se présentent. Parfois, elle s’isole par peur de ne pas avoir le contrôle de ce qui l’entoure (anxiété sociale).
Parfois, la personne angoissée cherche à échapper à sa peur du lendemain en devenant hyperactive, en se lançant dans une fuite en avant qui lui permet d’avoir l’impression de contrôler ce que l’avenir lui réserve.

Les symptômes physiques

Les symptômes physiques sont variés et nombreux : troubles du sommeil, douleurs musculaires, palpitations, tremblements, mains moites, vertiges, frissons, maux de tête ou maux de ventre, diarrhée ou constipation, sensation de serrement au niveau de la poitrine, impression d’étouffer, nœud à l’estomac ou à la gorge, spasmophilie, envie constante d’uriner, etc.

Le cas de la spasmophilie

La spasmophilie est une trop grande sensibilité émotionnelle qui se manifeste par une crise subite, regroupant un ensemble de symptômes très variés : paupières et muscles du visage qui tressaillent, sensation de vertiges et évanouissements, fourmillements, perte de la sensibilité dans les mains, paralysie des doigts, sensation d’étouffer, palpitations, par exemple. Pour les psychiatres, la spasmophilie est une manifestation des troubles anxieux.

Quelles sont les causes de l’anxiété ?

    Des facteurs bien identifiés peuvent provoquer des états d’anxiété, parmi lesquels :
  • une situation de stress avec épuisement physique ou psychique, par exemple un stress chronique au travail ;
  • une maladie ou un décès dans la famille ou dans le cercle d’amis ;
  • une situation professionnelle précaire ;
  • une nouvelle étape de la vie (comme un départ à la retraite, un divorce, le départ d’un enfant de la maison) ;
  • les changements hormonaux de la ménopause ;
  • une expérience négative (une agression physique, par exemple) ;
  • des affections psychiques telles que la dépression ou la schizophrénie.
Du point de vue de la psychanalyse, l’anxiété traduirait l’existence de conflits inconscients non résolus à des stades fondamentaux du développement de l’enfant. Ces conflits, parmi lesquels figurent l’angoisse de séparation et la crainte de perdre un être aimé, peuvent émerger de façon spontanée ou à la suite d’une expérience traumatisante particulière.

Comment diagnostique-t-on l’anxiété ?

Le diagnostic d’anxiété est posé lorsque le malade se plaint de soucis excessifs, chroniques et incontrôlables depuis plus de six mois et qu’il présente au moins trois des six symptômes suivants : fatigue, irritabilité, difficultés à se concentrer,troubles du sommeil, douleurs musculaires, agitation ou surexcitation.
L’anxiété est souvent mal prise en charge, parce que les personnes concernées hésitent à consulter. Elles pensent que leur anxiété exacerbée est un trait de leur personnalité, qu’elles doivent la subir et qu’il n’y a pas de remède. La majorité des personnes souffrant d’angoisse déclare avoir toujours éprouvé cette inquiétude excessive.

L’anxiété est-elle fréquente ?

L’anxiété généralisée constitue le trouble anxieux le plus courant. Elle touche entre 5 % et 8 % de la population. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes, surtout après 40 ans. À partir de cet âge, une femme sur dix est concernée.

Comment prévenir l’anxiété ?

Comme l’anxiété est une réaction normale, les mesures de prévention visent plutôt à éviter qu’une anxiété passagère ne s’installe de manière durable. La parole est un excellent moyen de soulager un sentiment anxieux. Il ne faut pas hésiter à parler à un proche, un médecin ou un professionnel du soutien psychologique. Les inquiétudes non exprimées ont rapidement tendance à devenir difficiles à supporter. Les activités sportives sont souvent d’une aide précieuse pour les personnes qui sont d’un tempérament anxieux : l’activité physique lutte contre le stress, détend, change les idées et permet d’éliminer les tensions physiques.
Pratiquez des activités de relaxation (yoga, tai-chi, sophrologie, etc.) susceptibles de favoriser la gestion du stress. Essayez de vous coucher tôt et d’avoir un sommeil suffisant. Assurez-vous que votre alimentation est équilibrée et satisfaisante. Réduisez votre consommation de caféine (café, thé, colas, chocolat, guarana, etc.).

Quels médicaments contre les troubles anxieux ?

    Les troubles anxieux peuvent être traités par plusieurs types de médicaments : les anxiolytiques (essentiellement benzodiazépines et buspirone), certains antidépresseurs et d’autres médicaments (prégabaline). Les premiers anxiolytiques (tranquillisants) utilisés étaient des médicaments sédatifs puissants qui soulageaient l’anxiété en réduisant l’état de vigilance du patient. L’angoisse diminuait au prix d’une somnolence plus ou moins permanente. Depuis une trentaine d’années, des médicaments mieux ciblés sont apparus. Ils soulagent les symptômes anxieux sans entraîner de tels effets indésirables.
Les médicaments ne doivent être prescrits que dans les cas où les troubles anxieux deviennent invalidants et entravent la vie quotidienne. Les anxiolytiques sont prescrits pour une durée limitée dans le but de soulager rapidement les symptômes. Le traitement de fond des troubles anxieux repose essentiellement sur les psychothérapies. Après quelques semaines, l’amélioration rapide apportée par les anxiolytiques peut être relayée par les effets des traitements psychothérapeutiques, qui demandent plus de temps pour agir sur les symptômes.

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