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mercredi 25 juin 2014

Parmi les troubles du sommeil, l’insomnie est le trouble le plus fréquemment rencontré. Si la majorité des insomnies est liée à des problèmes relativement bénins, les troubles du sommeil peuvent, parfois, être le signe d’une maladie. Quand les troubles du sommeil se prolongent, ils ont des répercussions négatives sur la santé physique et psychique. Il ne faut pas hésiter alors à consulter un médecin.
insomnie
Un Français sur trois déclare souffrir d’insomnie. Mais seuls ceux qui ressentent les conséquences du manque de sommeil telles que fatigue, difficultés de concentration, irritabilité ou troubles de la mémoire en souffrent réellement. Celui qui est en pleine forme au lendemain de courtes nuits est probablement un petit dormeur qui s’ignore.
L’insomnie chronique touche près de 20 % de la population française. Elle est sévère dans 6 à 9 % des cas.
    Il convient de différencier plusieurs types d’insomnie :
  • L’insomnie d’endormissement  : c’est la plus fréquente. La personne se couche à une heure habituelle, et une ou deux heures plus tard, elle n’a toujours pas trouvé le sommeil.
  • L’insomnie de milieu de nuit  : la personne se réveille dans la nuit, une ou plusieurs fois, et a des difficultés pour se rendormir.
  • L’insomnie du petit matin  : la personne s’endort sans problème, mais se réveille vers quatre ou cinq heures du matin, et il lui est impossible de retrouver le sommeil.
  • L’insomnie totale  : ce type d’insomnie est beaucoup plus rare. La personne reste éveillée toute la nuit.
On observe également chez certaines personnes une inversion du rythme de sommeil : elles dorment le jour, mais pas la nuit.

Quelles sont les causes de l’insomnie ?

L’anxiété et le stress sont les premières causes d’un mauvais sommeil, ainsi que les facteurs liés à l’environnement (bruit, déménagement, etc.). Parfois, d’autres problèmes peuvent provoquer des troubles du sommeil, tels que les ronflements, les douleurs, une mauvaise literie, des excès de caféine ou d’alcool.
Si la grande majorité des insomnies sont liées à des perturbations psychologiques relativement bénignes, les troubles du sommeil peuvent être le signal d’une maladie physique. Ils peuvent alerter sur le diabète, par exemple, l’hyperthyroïdie, une maladie infectieuse, des problèmes cardiovasculaires, des troubles neurologiques ou de l’arthrose. Il est donc nécessaire de rechercher ces maladies lorsque le sommeil est perturbé.
Certains médicaments, tels que les corticoïdes ou certains décongestionnants, de même que la nicotine, peuvent être responsables d’insomnie. N’oubliez pas de signaler vos traitements en cours. Enfin, l’insomnie peut se révéler comme l’un des symptômes d’une autre maladie psychique. L’insomnie de milieu et de fin de nuit sont ainsi caractéristiques des dépressions.
Enfin, des troubles du rythme veille-sommeil peuvent apparaître chez des personnes soumises au décalage horaire, ou qui travaillent de nuit (travail par équipes, personnel soignant).

Comment évolue l’insomnie ?

L’insomnie transitoire, liée à un événement précis et durant quelques jours, s’arrête généralement lorsque la cause de stress ou d’anxiété disparaît. Des règles simples d’hygiène de vie suffisent à retrouver un sommeil normal.
Le décalage horaire consécutif à un long voyage peut justifier la prise de médicaments somnifères sur une courte période. Le sommeil se rétablit assez vite, et la personne reprend son rythme de vie normal.
L’insomnie de courte durée (de quelques jours à quelques semaines) disparaît souvent par la combinaison de plusieurs mesures : retour à une meilleure hygiène de vie, traitement somnifère pendant quelques semaines, méthodes diverses de relaxation, voire psychothérapie de courte durée. 

Quelques conseils pour bien dormir

    Une hygiène de vie et des conseils simples favorisent un bon sommeil, ou permettent de le retrouver.
  • Ne pas prendre de boissons stimulantes après 16 heures (café, thé, sodas à base de caféine).
  • Eviter l’alcool le soir : il désorganise le sommeil et provoque des réveils nocturnes.
  • Manger léger au dîner, des sucres lents et peu de matières grasses, par exemple.
  • Garder sa chambre à une bonne température (entre 18 et 20 °C).
  • Choisir un lit pas trop mou, adapté à la taille et au poids du dormeur et de son conjoint.
  • Pratiquer une activité sportive dans la journée, ce qui facilitera l’endormissement. Attention, il est préférable d’éviter de pratiquer un sport après 20 heures, car cela risque de rendre plus difficile l’endormissement.
  • Se préparer au sommeil par des activités calmes, telles que la lecture et l’écoute de musique ou par des petits rituels du soir.
  • Se coucher tous les soirs à peu près à la même heure.
  • Ne pas lutter contre les signes tels que les bâillements et les paupières lourdes, que l’organisme nous envoie lorsqu’il est temps d’aller au lit.
  • Enfin, certaines personnes répartissent leur sommeil au cours de la journée. Si elle est possible et qu’elle ne dépasse pas une vingtaine de minutes, une sieste peut être une bonne solution pour compenser des troubles du sommeil nocturne. Attention cependant à ce qu’elle n’en soit pas la cause !

    Quels sont les médicaments utilisés contre l’insomnie ?

    Les hypnotiques, appelés couramment somnifères, sont des médicaments qui facilitent le sommeil. Ils aident à s’endormir et peuvent également contribuer au maintien du sommeil, lorsque leur durée d’action est suffisamment longue. Lorsque les troubles du sommeil sont dus à d’autres maladies psychiques, les traitements prescrits pour soulager celles-ci (neuroleptiques, benzodiazépines anxiolytiques ou certains antidépresseurs) peuvent suffire à rétablir un sommeil de qualité.
    Dans certains cas, ces spécialités dites « sédatives » sont un moyen de faciliter le sommeil sans avoir recours aux hypnotiques. Les médicaments sont dits sédatifs lorsqu’ils possèdent des propriétés calmantes et apaisantes. En soulageant la nervosité, ils peuvent aider à trouver le sommeil. Certains sédatifs sont utilisés dans ce but ou pour calmer un patient agité. Mais ces propriétés peuvent parfois constituer un effet indésirable et provoquer une somnolence non souhaitée (comme dans le cas de médicaments contre la toux, la douleur, l’hypertension artérielle ou l’épilepsie). Attention, un médicament sédatif peut augmenter les effets sédatifs de l’alcool.

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