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mardi 24 juin 2014

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont la troisième cause de mortalité en France et la première cause de handicap. Chaque année, on compte 120.000 nouveaux cas d'AVC dans notre pays. Environ 60 % des personnes qui ont eu un AVC conservent une certaine forme d'invalidité : paralysie (dans 30 % des cas), perte sensorielle, troubles de la mémoire, de l'élocution ou de la vue, dépression ou autres types de troubles psychiques, etc. Les conséquences peuvent être lourdes pour le patient comme pour son entourage.

Qu'est-ce qu'un AVC ?

homme après avc
L’accident vasculaire cérébral (AVC ou, plus communément, attaque cérébrale, embolie cérébrale ou apoplexie) se caractérise par une lésion d’une partie du cerveau à la suite de l’obstruction d’un vaisseau (accident ischémique ou infarctus cérébral) ou par la rupture d’un vaisseau sanguin et l’accumulation d’une poche de sang (accident hémorragique ou hémorragie cérébrale).
L’interruption du flux sanguin, ou l’accumulation de sang lors d’accidents hémorragiques, provoque la destruction par asphyxie des cellules nerveuses (ou neurones) dans la région concernée. Les conséquences de l’AVC varient selon la zone du cerveau touchée et l’ampleur des lésions. Environ 85 % des AVC sont d’origine ischémique et 15 % d’origine hémorragique. Cette maladie touche autant les hommes que les femmes et 75 % des personnes atteintes ont plus de 65 ans.
Qu'appelle-t-on accident ischémique transitoire ?
L'accident ischémique transitoire (AIT) est une forme légère d'AVC causée par l'interruption temporaire du débit sanguin dans une partie du cerveau. Dans le cas d'un AIT, les symptômes durent moins d'une heure et ne laissent pas de signe anormal sur les images du cerveau par IRM. L'AIT est un peu plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Le risque de survenue d'un AVC à la suite d'un AIT est élevé (jusqu'à 10 % des cas dans la semaine qui suit l'AIT). De ce fait, comme l'AVC, l'AIT est une urgence médicale.

Quels sont les symptômes de l'AVC et de l'AIT ?

Les symptômes de l’AVC et de l'AIT sont similaires, mais ceux de l'AIT durent moins d'une heure et disparaissent spontanément. Ces symptômes se manifestent subitement et ne précèdent l’accident que de quelques minutes ou de quelques heures.
    Il est important de connaître les principaux signes d’un AVC et d'un AIT pour bénéficier rapidement d’un traitement :
  • apparition soudaine d'une difficulté à s'exprimer (dysarthrie, aphasie) ou à comprendre les autres ;
  • paralysie ou engourdissement soudain d’un côté du visage, d’un bras ou d’une jambe (hémiplégie) ;
  • perte soudaine de la vue (souvent dans un seul œil) ou vision dédoublée ;
  • perte de l’équilibre ou de la coordination des mouvements ;
  • mal de tête soudain et violent, sans cause apparente.
L'intensité des symptômes observés lors d'un AVC ne permet pas de prévoir l'intensité d'éventuelles séquelles. Un AVC ayant entraîné des symptômes sévères et variés peut ne laisser que peu de séquelles.
Que faire en cas de symptômes évoquant un AVC ou un AIT ?
Lorsqu'une personne présente des symptômes qui suggèrent un AIT ou un AVC, il faut immédiatement appeler le Samu (15, 112) qui orientera vers la structure adaptée. Il est recommandé de ne pas attendre son médecin, ni de se rendre aux urgences, ce qui risquerait d'entraîner une perte de temps au cas où l'administration d'un traitement visant à dissoudre le caillot serait possible.

Comment diagnostique-t-on un AVC ou un AIT ?

En plus de l'examen de son patient, des examens complémentaires (IRM) peuvent aider le médecin à poser un diagnostic et à distinguer un accident ischémique d'un accident hémorragique. Lors d'accident ischémique, d'autres examens (angiographie, échographie) sont utilisés pour déterminer l'origine du caillot ou de la plaque d'athérome responsable de l'obstruction du vaisseau.
Le diagnostic d'un AIT repose essentiellement sur l'interrogatoire du patient. Les symptômes ont spontanément disparu et aucune image anormale n'apparaît à l'IRM.

Pourquoi développe-t-on un AVC ou un AIT ?

L’accident ischémique est le résultat du blocage du flux sanguin par un caillot ou un fragment de plaque d’athérome (un dépôt de cholestérol sur la paroi interne d'un vaisseau sanguin) formé localement ou provenant d’une autre partie du corps et emporté dans la circulation sanguine.
L’accident hémorragique est causé par un saignement dans le cerveau ou sous les méninges (enveloppes du cerveau) qui se produit après la rupture d’un vaisseau sanguin. Les hémorragies cérébrales peuvent être provoquées par une hypertension artérielle non contrôlée ou, dans certains cas, être liées à des anomalies de structure des vaisseaux sanguins appelées anévrismes. Ce sont des déformations d’une artère formant une petite poche dont les parois fragiles finissent par céder et provoquer une « rupture d’anévrisme ».
Lorsqu'une personne a développé un accident ischémique transitoire (AIT), elle risque de développer un AVC dans la semaine qui suit. Ce risque est plus élevé chez les personnes de plus de 60 ans, celles qui souffrent d'hypertension artérielle ou de diabète, ou lorsque les symptômes de l'AIT ont été une paralysie locale ou des troubles du langage ayant duré plus de dix minutes. Ce risque est également plus élevé chez les personnes qui développent des AIT ditscrescendo (qui se répètent de façon rapprochée : plus de deux en 24 heures ou plus de trois en 72 heures).

Quels sont les facteurs favorisant la survenue d'un AVC ou d'un AIT ?

Certains facteurs favorisent, à un degré divers, la survenue d’AVC ou d'AIT.
  • L’âge. Le risque d’AVC ou d'AIT augmente avec l’âge.
  • L’hérédité. Le risque d’AVC ou d'AIT est plus élevé si un parent a eu un AVC avant l’âge de 65 ans.
  • Les antécédents d’AVC ou d’AIT. On estime que 30 % des personnes ayant eu un AVC ou un AIT connaîtront un autre AVC dans les cinq ans.
  • L’hypertension artérielle non contrôlée par les traitements.
  • Certaines maladies cardiaques, comme la fibrillation auriculaire, favorisent la formation de caillots.
  • Le tabac.
  • Le diabète non contrôlé par des traitements.
  • L’excès de cholestérol.
  • L’absence d'activité physique régulière.
  • La consommation élevée de boissons alcoolisées.
  • La prise de certains médicaments, par exemple la prise pendant plusieurs années de traitements hormonaux de la ménopause.

Peut-on prévenir les AVC et les AIT ?

La prévention des AVC et de leur rechute consiste à appliquer les règles qui visent à prévenir l’hypertension artérielle et l’excès de cholestérol dans le sang : alimentation équilibrée, maintien d’une activité physique régulière, arrêt du tabac et réduction de la consommation de boissons alcoolisées.
Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, d’excès de cholestérol, dediabète ou de troubles cardiaques doivent veiller à prendre leurs traitements au rythme et à la dose prescrits par leur médecin.

Comment soigne-t-on un AVC ?

Comme l'AIT, l'AVC doit être très rapidement pris en charge médicalement pour éviter des lésions irréversibles et faciliter la récupération. Dans certains cas, un traitement chirurgical est nécessaire, par exemple pour vider une poche de sang qui compresse une partie du cerveau.
Le traitement de l'AVC par des médicaments se divise en traitements de la phase aiguë (médicaments injectés peu après l'accident) et en traitements à long terme destinés à prévenir les rechutes.

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