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mardi 24 juin 2014

La tension artérielle, qu’est-ce que c’est ?

femme souffrant d'hypertension
Les artères acheminent le sang du cœur vers les organes. La pression artérielle (ou tension artérielle) mesure la pression exercée par le sang sur la paroi des artères. Un niveau minimal de pression est nécessaire pour que le sang circule dans tout l'organisme : on parle d'hypertension artérielle quand cette pression est en permanence trop élevée.
La pression artérielle se mesure par deux valeurs. La première correspond à la pression au moment de la contraction du cœur : c’est la pression systolique ou pression maximale. La deuxième correspond au relâchement du cœur : c’est la pression diastolique ou minimale. En pratique, ces pressions sont mesurées avec un tensiomètre placé autour du bras. Les deux valeurs de la pression artérielle sont habituellement comprises entre 10 et 14 pour la pression systolique, et 6 et 8 pour la pression diastolique. Par exemple, une tension de 12/8 est considérée comme normale. La pression artérielle augmente naturellement avec l’âge. En moyenne, tous les 10 ans, la pression systolique s'élève de 0,5 et la pression diastolique de 0,2. Chez plus de la moitié des personnes ayant passé 60 ans, même en bonne santé, on observe une élévation de la pression systolique (le premier chiffre) au-dessus de 14.
On estime que 25 % des hommes et 18 % des femmes sont hypertendus, soit 14,5 millions de personnes en France. Beaucoup n'en ont pas conscience car l'hypertension artérielle provoque peu de symptômes.

Quels sont les symptômes de l’hypertension artérielle ?

Très souvent, l’hypertension ne donne aucun signe clinique et on la découvre lors d’une consultation pour un autre motif. Elle se manifeste quelquefois par des maux de tête, des vertiges, des bourdonnements d’oreille, des troubles de la vision ou des saignements de nez. Un diagnostic précoce permet une prise en charge dans les meilleures conditions pour traiter la maladie et éviter du mieux possible les complications.

Quelles sont les causes de l’hypertension artérielle ?

Dans plus de 95 % des cas, l'origine de l'hypertension n'est pas identifiée. Le traitement consiste alors à faire baisser la tension sans s'attaquer aux causes. Dans les autres cas, elle est secondaire à une maladie : un mauvais fonctionnement des reins, des glandes surrénales ou de la thyroïde, par exemple.
    En revanche, les facteurs qui aggravent l'hypertension arterielle sont connus :
  • une trop grande consommation de sel ;
  • le stress ;
  • le tabac ;
  • l'obésité ;
  • l'inactivité physique.
L’hypertension artérielle apparaît plus précocement chez les hommes. Les femmes en âge de procréer sont relativement préservées grâce aux effets protecteurs de certaines hormones sexuelles, les estrogènes. À la ménopause, la fréquence de l’hypertension chez les femmes rejoint celle des hommes.
L’excès de poids, l’obésité et le diabète de type 2 sont de plus en plus souvent présents chez les personnes qui souffrent d’hypertension artérielle. Elle est deux fois plus fréquente chez les patients en surpoids et on compte une fois et demi plus d’hypertendus chez les personnes âgées obèses que chez celles de poids normal. Dans une étude menée auprès de patients ayant un diabète de type 2, l’hypertension artérielle touchait un tiers des hommes et la moitié des femmes.
De plus, certains médicaments ou substances peuvent favoriser ou aggraver une hypertension artèrielle ou encore déséquilibrer une hypertension traitée : estrogènes, vasoconstricteurs nasaux (pulvérisateurs pour déboucher le nez), anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, ibuprofène , kétoprofène, etc.), glucocorticoïdes (cortisone, dexaméthasone, etc.), alcool, réglisse et boissons anisées de type pastis, etc.

Quelles sont les complications de l’hypertension artérielle ?

Lorsqu'elle n'est pas traitée, l'hypertension expose à plusieurs types de problème artériel grave : des accidents vasculaires cérébraux (AVC ou attaques), des infarctus du myocarde, de l’insuffisance cardiaque, des hémorragies intracrâniennes, des lésions des reins pouvant provoquer uneinsuffisance rénale, ou des lésions de la rétine entraînant parfois la perte de la vue.

Comment dépiste-t-on l’hypertension artérielle ?

Le dépistage de l'hypertension se fonde sur la mesure de la pression artérielle. Elle se mesure à l’aide d’un tensiomètre : un brassard gonflable relié à un cadran (ou à une colonne de verre contenant du mercure) qui indique la tension. Celle-ci augmente notamment au cours d'un effort physique. C’est pourquoi la tension doit idéalement être mesurée sur un patient allongé depuis au moins 15 minutes. L’hypertension est confirmée si la pression artérielle dépasse 14 pour la pression systolique ou 9 pour la pression diastolique sur plusieurs mesures. En effet, pour être certain qu'il ne s'agit pas d'une élévation temporaire due au stress par exemple, deux mesures par consultation au cours de trois consultations successives, sur une période de trois à six mois, sont nécessaires pour confirmer un diagnostic d’HTA. Parce que l'hypertension est souvent silencieuse, cet examen est fait régulièrement lors des visites chez le médecin. Lorsqu’une élévation modérée est observée chez un patient par ailleurs en bonne santé, il est recommandé de mesurer la pression artérielle hors du cabinet médical (chez soi ou chez son pharmacien, par exemple) : certaines personnes sont sensibles à l’effet « blouse blanche ».
En cas d’hypertension artérielle, le médecin recherche aussi d’autres facteurs de risque de maladie cardiaque comme, par exemple, des antécédents familiaux, un diabète, l'obésité, le tabagisme ou un taux de cholestérol élevé.
Surveiller soi-même sa tension
Environ un quart des personnes traitées ont choisi de s'équiper d'un appareil pour surveiller elles-mêmes leur tension. Ces tensiomètres homologués ne fonctionnent pas exactement sur le même principe que les appareils utilisés par les médecins. Si vous possédez un tensiomètre, pensez à le prendre lors de votre prochaine consultation. Vous pourrez ainsi comparer ses valeurs à celles observées par votre médecin

Quelles sont les bonnes habitudes à adopter ?

Dans la lutte contre l’hypertension, les mesures d’hygiène de vie et de diététique jouent un rôle essentiel. Elles préviennent ses complications et permettent d’alléger le traitement médicamenteux. La pratique régulière d’une activité physique, l’arrêt du tabac et certains choix alimentaires sont importants.

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