تعديل

mardi 24 juin 2014

La thrombose veineuse, c’est-à-dire la formation d’un caillot sanguin dans une veine, est un problème de santé assez fréquent dont la gravité est liée à ses complications potentielles. Sa prévention et son traitement repose sur l’administration de médicaments spécifiques et le port systématique de bas de contention adaptés. Aujourd’hui, la prévention des thromboses veineuses profondes chez les personnes exposées à ce risque est un souci constant des professionnels de santé, en ville comme à l’hôpital.

Qu'est-ce que la thrombose veineuse ?

Également appelée phlébite ou thrombophlébite, la thrombose veineuse est provoquée par la formation d’un caillot sanguin dans une veine, bloquant partiellement ou complètement le passage du sang. La thrombose veineuse touche essentiellement les jambes (mollet et cuisse, dans 90 % des cas). Lorsqu’elle concerne une veine profonde (de gros diamètre), cette maladie est grave par ses complications, en particulier l’embolie pulmonaire qui peut entraîner la mort.

Qui sont les personnes à risque de thrombose veineuse ?

Toutes les personnes qui, pour une raison ou une autre, voient leur mobilité fortement diminuée sont à risque de thrombose veineuse : maladies ou accidents entraînant une immobilisation ou une paralysie, pose d’un plâtre, personnes alitées pour plusieurs jours sans pouvoir se lever, etc.
De plus, certaines catégories de personnes présentent un risque plus élevé de thrombose veineuse :
  • les personnes âgées de plus de 75 ans ;
  • les personnes qui ont déjà connu des problèmes de thrombose ou de varices;
  • les personnes qui souffrent d’obésité ;
  • les femmes qui prennent des estrogènes (pilule contraceptive ou traitement de la ménopause) ;
  • les personnes qui ont récemment eu un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC ou « attaque cérébrale », en particulier si celui-ci provoque une paralysie partielle) ;
  • les personnes qui ont subi une intervention chirurgicale, en particulier en chirurgie orthopédique (par exemple, la pose d’une prothèse de hanche ou de genou) ;
  • les personnes qui souffrent de cancer (risque cinq fois plus élevé) ;
  • les personnes qui souffrent d’insuffisance cardiaque ou respiratoire sévère ;
  • les femmes enceintes, à la fin de la grossesse et après l’accouchement (risque cinq à dix fois plus élevé) ;
  • les personnes qui ont un stimulateur cardiaque (« pacemaker ») ou un cathéter veineux central (par exemple pour administrer une chimiothérapie) ;
  • les personnes qui souffrent d’une maladie inflammatoire chronique (lupus, maladie de Crohn, polyarthrite, etc.) ou d’une septicémie (infection généralisée) ;
  • les personnes qui fument.
  • Quels sont les symptômes de la phlébite ?

    Les symptômes de la thrombose veineuse sont liés au blocage partiel de la circulation sanguine en amont du caillot.

    Les symptômes de la thrombose veineuse superficielle

    Les thromboses veineuses superficielles apparaissent plutôt chez les personnes qui ont des varices. Une phlébite superficielle provoque une rougeur de la peau située au-dessus de la veine touchée, avec une sensation locale de chaleur et de douleur au toucher. Parfois, à la palpation, on peut sentir comme un cordon dur là où la veine est bloquée. Un gonflement local (œdème) peut également être présent.

    Les symptômes de la thrombose veineuse profonde

    Les symptômes dépendent de la localisation du caillot. Une thrombose veineuse profonde entraîne une vive douleur dans le mollet ou la cuisse (parfois le bras). Des crampes, un engourdissement ou une sensation de chaleur dans le membre touché peuvent être ressentis. Mais dans la moitié des cas, la thrombose veineuse profonde provoque peu de symptômes, voire passe inaperçue.
    Dans les cas où le caillot bloque fortement la circulation sanguine, le membre est gonflé et sa peau est tendue, brillante et d’une teinte blanchâtre ou bleuâtre. Lorsque la thrombose veineuse profonde touche le mollet, la personne ressent parfois une vive douleur lorsqu’elle relève le bout du pied vers le genou (signe dit « de Homans »). Une fièvre légère (38°C) peut également être présente.
    L’apparition de ces symptômes justifie une consultation médicale en urgence. En aucun cas il ne faut masser la région douloureuse au risque de détacher le caillot de la paroi de la veine.

    Quelles sont les complications de la phlébite ?

    Les complications de la thrombose veineuse profonde peuvent être graves, ce qui explique l’attention portée à la prévention de ce problème lorsqu’il existe des facteurs de risque. La principale complication d’une thrombose veineuse profonde est l’embolie, potentiellement mortelle si elle n’est pas traitée.

    L'embolie pulmonaire

    L’embolie pulmonaire est la plus grave des complications de la thrombose veineuse profonde. Dans ce cas, tout ou partie du caillot sanguin se détache de la paroi de la veine et est emporté dans la circulation sanguine. Il remonte vers le cœur, puis passe dans l’artère pulmonaire (celle qui apporte le sang chargé d’oxygène aux cellules du poumon) qu’il va obstruer : c’est l’embolie pulmonaire.
    Les symptômes de l’embolie pulmonaire sont un essoufflement, une douleur dans la poitrine et, parfois, la perte de conscience. En cas de suspicion d’une embolie pulmonaire, une hospitalisation en urgence est nécessaire.

    Le syndrome post-thrombotique

    Le syndrome post-thrombotique s’observe lorsque la veine profonde est très obstruée par le caillot. À cause de cette obstruction, le sang du membre touché va remonter vers le cœur en passant par les veines superficielles situées sous la peau. Ces veines sont de plus petit diamètre et ont du mal à se substituer à la veine bouchée. Des varices se forment, ainsi qu’un gonflement local et, éventuellement, des ulcères de la peau. Le syndrome post-thrombotique s’observe dans 20 à 50 % des cas de thrombose veineuse profonde.

    Quelles sont les causes de la phlébite ?

    La thrombose veineuse se produit lorsque trois conditions sont réunies :
    • un ralentissement local du flux sanguin (la « stase ») ;
    • des lésions de la paroi interne de la veine ;
    • une augmentation de la tendance du sang à coaguler.
    Ces conditions surviennent en particulier en cas :
    • d’alitement prolongé (la marche favorise la circulation du sang dans les veines et prévient la stase)
    • de maladie inflammatoire chronique ou d’intervention chirurgicale récente (ces facteurs lèsent les parois des vaisseaux sanguins),
    • de trouble de la coagulation sanguine ou de cancer (deux problèmes de santé qui augmentent la tendance du sang à coaguler et à former un caillot).

    Peut-on prévenir la thrombose veineuse ?

    Parce que les facteurs de risque d’apparition d’une thrombose veineuse sont connus, et du fait de la gravité potentielle de ses complications, des mesures de prévention sont systématiquement mises en place dans certaines situations, en particulier en cas d’alitement. Par exemple, après une intervention chirurgicale, le patient est invité à se lever et à marcher le plus rapidement possible pour favoriser la circulation sanguine. De plus, un traitement préventif est souvent prescrit.
  • La prévention des thromboses lors d'un problème de santé

    Lorsqu’une personne présente un risque élevé de thrombose veineuse profonde, son médecin lui prescrit un traitement destiné à prévenir la formation de caillots sanguins (traitement anticoagulant, également dit traitement dit « antithrombotique »). Le traitement préventif repose sur les mêmes médicaments que ceux qui sont prescrits pour traiter une thrombose veineuse déclarée.
    La durée du traitement préventif de la thrombose veineuse profonde est variable selon la nature des facteurs de risque. Par exemple, après une intervention chirurgicale, un traitement d’une durée d’une ou deux semaines est en général suffisant et comprend le port éventuel de bas de contention ou la prescription d’un anticoagulant. Chez une personne immobilisée par un plâtre, le traitement préventif est maintenu jusqu’à ce que le plâtre soit retiré.
    Les personnes qui reçoivent un traitement préventif de la thrombose veineuse profonde doivent respecter certaines précautions : éviter la prise d’aspirine à forte dose ou d’AINS (ibuprofène, par exemple) sauf si le médecin l’a expressément autorisé ; éventuellement, faire régulièrement des prises de sang pour contrôler le nombre de plaquettes sanguines.
    Chez les personnes qui ont un risque d’hémorragie (par exemple, celles qui souffrent d’ulcère digestif, d’alcoolisme chronique ou d’anémie), le traitement préventif de la thrombose veineuse profonde repose seulement sur la prescription de bas de contention.

    La prévention des thromboses en voyage

    Lors de voyage en avion, train ou automobile d’une durée supérieure à six heures d’affilée, les personnes à risque de thrombose veineuse doivent prendre certaines précautions :
    • port de bas de contention de classe II ;
    • exercices de flexion / extension des pieds et déplacements pendant le voyage ;
    • boire de l’eau de façon suffisante tout au long du voyage ;
    • port de vêtements amples.
    De plus, les personnes qui ont déjà connu un problème de phlébite doivent recevoir une injection d’un médicament antithrombotique dans les jours qui précèdent le voyage.

    Comment soigne-t-on les phlébites ?

    Les traitements de la thrombose veineuse visent essentiellement à soulager les symptômes et à prévenir la formation d’autres caillots. Dans certains cas très particuliers, il peut être nécessaire de retirer le caillot responsable de la thrombose ou d’injecter des médicaments destinés à le dissoudre.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More