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mercredi 25 juin 2014

Parmi les mesures d’hygiène de vie que l’on peut prendre pour garder la santé, l’arrêt du tabac est probablement celle qui procure le plus de bénéfices. La nicotine étant une substance puissamment addictive, arrêter de fumer requiert souvent une motivation importante et des tentatives répétées.
stop cigarette
Chaque bouffée de cigarette est composée de plus de 4 000 particules chimiques, dont des poisons tels que l’arsenic, le formol et l’ammoniaque. Les méfaits du tabac sont nombreux : fumer augmente la pression artérielle, contribue au rétrécissement des artères, réduit l’approvisionnement en oxygène du cœur et entraîne de nombreux autres dommages.
Au-delà de la prévention de nombreuses maladies, l’arret du tabac présente d’autres avantages : lors des activités physiques, le souffle revient, l’odorat, le goût et l’haleine s’améliorent… sans parler des économies financières considérables !

Les maladies causées ou aggravées par le tabac
Les maladies causées ou aggravées par le tabac
MaladiesEffets du tabac
CancersLes substances contenues dans le tabac favorisent le développement de nombreux cancers : principalement les cancers du poumon, des lèvres, de la langue, de la gorge, de l’œsophage et de la vessie.
Excès de cholestérolFumer semble favoriser la production du « mauvais »cholestérol (LDL).
Maladies du cœur et des vaisseauxFumer favorise le dépôt de plaques graisseuses dans les artères, provoquant ainsi leur obstruction et leur fragilisation. Ce phénomène est à l’origine d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux (risque augmenté entre 1,5 et 3 fois).
Troubles du rythme cardiaqueLa nicotine agit sur le rythme cardiaque et pourrait aggraver ces troubles.
Troubles du sommeilLa nicotine est un excitant. Les personnes sujettes aux insomnies doivent éviter de fumer le soir, ou la nuit lorsqu’elles se réveillent.
Bronchite chronique etemphysèmeCes maladies sont des conséquences du tabagisme.
Bouche sècheFumer réduit l’humidité de la bouche.
Problèmes de dentsFumer multiplie par cinq le risque de gingivite. Le tabac jaunit les dents et favorise le dépôt de la plaque dentaire, cause de caries et de problèmes de gencives.
Reflux gastro-œsophagienFacteur de relâchement du sphincter de l’œsophage, le tabac peut se révéler comme une cause importante de reflux gastrique (brûlures d’estomac).
HémorroïdesFumer en aggraverait les symptômes.
OstéoporoseFumer accentue la diminution de la masse osseuse.
Artérite des jambesCette affection liée à une mauvaise circulation dans les artères des jambes serait deux fois plus fréquente chez les fumeurs.
Il ne faut pas se leurrer, arrêter de fumer demande de gros efforts, car la nicotine est un produit entraînant, dans plus de 50 % des cas, une très forte dépendance à la fois physique et psychologique. Lorsque la personne dépendante cesse de fumer, elle va ressentir des symptômes de manque, de nature et de durée très variables. Pendant les quatre premières semaines, ces symptômes sont essentiellement de l'irritabilité (voire de l'agressivité), de la tristesse (voire une dépression légère), de l'agitation et des difficultés à se concentrer. Ensuite, en général plus de dix semaines après l'arrêt, l'appétit est augmenté et l'envie de fumer est parfois très intense.
Faire plusieurs tentatives de sevrage tabagique ne constitue pas un signe de faiblesse de caractère. Cela démontre au contraire une envie sincère, qui finira par aboutir.
Les raisons qui amènent les fumeurs à arrêter sont très diverses. Les plus fréquemment citées sont le désir de montrer l'exemple à ses enfants, le prix des cigarettes, les conséquences de la fumée sur les non-fumeurs (en particulier, la famille) et les conséquences du tabac sur la santé du fumeur.

Quels sont les différents types de plaies ?

plaie
Une plaie est une effraction plus ou moins profonde de la peau. Il en existe de très nombreuses formes.
Une excoriation cutanée (ou égratignure) touche seulement les couches superficielles de la peau. Les bords de la plaie sont alors souvent irréguliers, le saignement de faible abondance et de courte durée. Une excoriation étendue peut toutefois provoquer une douleur ressemblant à une brûlure. En général, les soins locaux suffisent pour ce genre de petit bobo.
Les plaies plus profondes (ou entailles) ont des bords, appelés aussi berges, découpés plus nettement. Les saignements sont parfois importants et la plaie souvent douloureuse. Les berges doivent, dans certains cas, être rapprochées l’une de l’autre (suture ou colle biologique) par un médecin, afin d’éviter une cicatrice inesthétique.
Une plaie peut donner lieu à d’importants saignements, notamment sur le cuir chevelu (parfois spectaculaire), au visage et aux mains. Ces saignements peuvent être d’origine veineuse, artérielle ou mixte. Les saignements veineux sont généralement réguliers, en nappes. Les saignements artériels, plus rares, se caractérisent au contraire par une très forte pression et un débit pulsatile (le sang sort par à-coups et parfois en jet, au rythme du pouls). Ils peuvent provoquer des hémorragies importantes.

Quelles sont les complications éventuelles des plaies ?

Une plaie ou une excoriation peut être suivie de complications infectieuses. L’infection, qui apparaît dans les jours qui suivent le traumatisme, se manifeste par une rougeur, une douleur et la présence éventuelle de pus. Elle est plus grave lorsqu’elle touche une articulation ou qu’elle s’accompagne d’autres signes (ganglions douloureux, fièvre). Elle survient le plus souvent à cause d’une désinfection initiale insuffisante ou de la présence d’un corps étranger dans la plaie. En cas de morsure profonde, le risque infectieux est important et justifie la prescription systématique d’antibiotiques par le médecin. Toute plaie est susceptible de se compliquer de tétanos chez une personne non vaccinée.
Les plaies peuvent aussi entraîner des problèmes moteurs en cas de lésions nerveuses, tendineuses ou articulaires négligées. Une plaie de la main, même d’aspect bénin, doit ainsi faire l’objet d’un examen médical minutieux.

Quelles sont les causes des plaies ?

Les plaies peuvent être provoquées par tout objet tranchant (couteau, machine, débris de verre, etc.), par un choc (chute de vélo, coup de bâton, etc.), une morsure (humaine ou animale), etc.

Comment prévenir les plaies ?

  • Ne laissez aucun objet tranchant à la portée des enfants.
  • Portez un casque, des genouillères, des protège-coudes et des protège-poignets pour faire du vélo, du roller ou de la planche à roulettes.
  • Respectez les consignes d’utilisation des outils dangereux (scies, râpes, tronçonneuses, etc.).
  • Veillez à ce que les enfants ne courent pas avec un objet cassable, de type bouteille ou verre, à la main.

Que faire en cas de plaie ?
 _Si la blessure saigne par jet ou en nappes abondantes, comprimez la plaie avec une compresse stérile, ou à défaut avec un linge propre, de préférence repassé au fer. Ne faites pas de garrot. Attendez dix minutes et levez la compression doucement. Si la plaie saigne à nouveau, consultez un médecin.
 _En cas d’
hémorragie persistante, pratiquez une compression manuelle que vous relâchez de temps en temps en attendant les secours.

    • N’appliquez rien sur une plaie (autre qu’un antiseptique incolore ou de l’eau) si elle comporte des berges éloignées nécessitant d’être rapprochée par suture ou colle biologique.
    • Si la blessure ne présente pas un caractère grave, nettoyez-la à l’eau courante avec du savon. Enlevez les souillures éventuelles avec une pincette propre. Ne désinfectez la plaie qu’après l’avoir nettoyée à l’eau et au savon et rincée soigneusement. Dans la mesure du possible, n’appliquez ni sparadrap ni pansement et laissez la plaie à l’air libre.
    • Vérifiez que vous êtes à jour de vos vaccinations contre le tétanos (rappel tous les dix ans à l’âge adulte).

Comment soigner une plaie ?

    • L’utilisation d’un antiseptique local ne doit pas faire négliger la première étape indispensable au soin d’une plaie : le nettoyage. Un simple lavage soigneux à l’eau et au savon permet d’éliminer la majorité des germes. Cette étape doit être suivie d’un rinçage tout aussi soigneux car certains antiseptiques peuvent être inactivés par la présence de savon.
      Les antiseptiques sont très nombreux et appartiennent à des familles chimiques diverses. Ils se différencient par leur capacité à détruire un plus ou moins grand nombre de germes. L’association de plusieurs antiseptiques doit toujours être évitée. Elle risque d’annuler leurs effets ou, dans certains cas, elle peut entraîner la formation de produits irritants.
      Il faut toujours préférer les formes unidoses ou les petits flacons (une fois ouverts, les antiseptiques peuvent, paradoxalement, être contaminés). Il est important de respecter les modes d’emploi (pur ou dilué, rinçage, date de péremption, etc.).
      Chez les personnes sans troubles connus de la coagulation, un médicament anti-saignement (hémostatique) par voie générale est inutile. La compression de la plaie pendant quelques minutes est souvent suffisante.
      Les pansements hydrocolloïdes
      Il existe une nouvelle famille de pansements adhésifs, les pansements hydrocolloïdes. Ces pansements sont composés d’une couche de polyéthane sous laquelle se trouve une couche de carboxyméthylcellulose, une substance qui forme un gel au contact des liquides qui suintent d’une plaie. Ces pansements conservent l’humidité de la plaie tout en la protégeant des liquides, des germes, du froid, etc. Ils sont à laisser en place plusieurs jours de suite et accélèrent considérablement la cicatrisation. Ces produits existent depuis peu sous la forme d’un gel à appliquer sur la plaie et qui se transforme en pansement protecteur en séchant.

Les différents antiseptiques

    • Les antiseptiques les plus couramment utilisés sont les biguanides (chlorhexidine et hexamidine), ainsi que les dérivés du chlore et de l’iode.

La chlorhexidine

    • En solution aqueuse, son application est sans douleur. Pour cette raison, elle est très utilisée chez les enfants, en particulier sous forme de spray.

Quels sont les symptômes de l’anorexie et de la boulimie ?

anorexie et boulimie
Certains pensent à leur prochain repas dès qu’ils sortent de table, d’autres vivent l’alimentation comme une corvée. Gourmandise ou ascétisme, ces façons de s’alimenter sont-elles anormales ? Dans la plupart des cas, elles ne constituent pas un trouble du comportement alimentaire. Nous n’avons pas tous le même métabolisme, ni le même rapport à la nourriture. L’essentiel est que notre comportement alimentaire ne mette pas en péril notre santé et réponde aux besoins essentiels de notre organisme.
Les troubles alimentaires peuvent se classer en deux grandes catégories : les troubles boulimiques(avec prise excessive de nourriture) et les troubles anorexiques (avec restriction alimentaire plus ou moins stricte). Ces deux formes de troubles peuvent cependant coexister ; on parle alors d’anorexie-boulimie.

Les troubles boulimiques

Les personnes atteintes de troubles boulimiques souffrent de crises pendant lesquelles elles absorbent des quantités très importantes de nourriture. Ces crises sont incontrôlables et se manifestent plusieurs fois par semaine. Certaines personnes, dites boulimiques non hyperphagiques, essaient de maintenir constamment leur propre poids. Elles compensent ces crises en se faisant vomir juste après les prises alimentaires (d’où l’appellation parfois rencontrée deboulimie vomitive), en pratiquant beaucoup de sport ou encore en consommant des médicaments laxatifs ou diurétiques.
La frénésie alimentaire (également appelée hyperphagieboulimie hyperphagique ou binge eating) se traduit par des épisodes de consommation excessive d’aliments sur de courtes périodes (en général, moins de deux heures) jusqu’à l’inconfort gastrique. Ces épisodes se répètent au moins deux fois par semaine, pendant des mois. Pendant l’épisode de frénésie, la personne ressent un sentiment de perte de contrôle qui provoque honte, culpabilité, colère, dépression, etc. Les personnes boulimiques hyperphagiques ne cherchent pas à compenser leurs excès alimentaires et souffrent de surpoids ou d’obésité.

Les troubles anorexiques

Les personnes souffrant de troubles anorexiques (également appelée anorexie mentale) sont obsédées par l’idée de prendre du poids et s’imposent une conduite de restriction alimentaire sévère et durable. Certaines personnes, dites anorexiques contrôlées, respectent ces restrictions. D’autres, lesanorexiques boulimiques, alternent phases anorexiques et crises de frénésie alimentaire, s’obligeant à compenser ces crises par une pratique sportive intense, des vomissements ou la prise de médicaments. A l’inverse des personnes souffrant de troubles boulimiques, les anorexiques perdent régulièrement du poids jusqu’à mettre leur vie en danger. Ces troubles sont pris en charge par des équipes pluridisciplinaires au sein de services de psychiatrie.

Les causes des troubles du comportement alimentaire

La plupart des troubles du comportement alimentaire apparaissent au moment de l’adolescence, lorsqu’il devient nécessaire de s’adapter aux modifications rapides du corps dues à la puberté. Se sentant mal dans leur nouvelle peau, soumis aux pressions sociales, les adolescents ne peuvent attendre que leur anatomie se stabilise et que les quelques kilos en trop s’estompent. Les troubles du comportement apparaissent sur ce terrain fragile, en fonction de la personnalité, de l’environnement affectif et des habitudes alimentaires.
Les troubles anorexiques apparaissent parfois à la suite d’un régime. La perception du corps se modifie et la personne anorexique ne parvient plus à s’arrêter de maigrir. Les mécanismes de faim et de satiété se modifient sous l’effet de la privation de nourriture et amplifient le phénomène. Souvent, le patient développe un rejet de tout ce qui touche au fonctionnement du corps et a du mal à assumer l’apparition de ses pulsions sexuelles. Des difficultés relationnelles et familiales peuvent également jouer. Les jeunes filles anorexiques sont souvent en situation de dépendance vis-à-vis de leur mère.
Les aspects psychologiques et sociaux sont déterminants dans l’installation de la boulimie. Les relations familiales sont souvent conflictuelles pour les jeunes boulimiques, qui sont par ailleurs très sensibles à la pression sociale et à une image de perfection physique à laquelle ils pensent devoir correspondre. De plus, la dépression peut être un facteur favorisant l’apparition de troubles boulimiques.

Comment détecter les troubles du comportement alimentaire ?

Les troubles anorexiques ou boulimiques avec prise de poids (hyperphagiques) sont plus facilement identifiés par l’entourage que les troubles boulimiques sans prise de poids (non hyperphagiques), qui peuvent être dissimulés pendant des années. Il n’est pas facile de savoir quand et comment agir face à une personne présentant des symptômes qui font penser à un trouble du comportement alimentaire. Lorsque celle-ci veut maigrir au-delà du raisonnable, devient obsédée par son alimentation ou la pratique d’exercices physiques, maigrit ou marque un arrêt dans sa croissance, il convient de s’inquiéter et de prendre rendez-vous pour elle chez un médecin.

Parmi les troubles du sommeil, l’insomnie est le trouble le plus fréquemment rencontré. Si la majorité des insomnies est liée à des problèmes relativement bénins, les troubles du sommeil peuvent, parfois, être le signe d’une maladie. Quand les troubles du sommeil se prolongent, ils ont des répercussions négatives sur la santé physique et psychique. Il ne faut pas hésiter alors à consulter un médecin.
insomnie
Un Français sur trois déclare souffrir d’insomnie. Mais seuls ceux qui ressentent les conséquences du manque de sommeil telles que fatigue, difficultés de concentration, irritabilité ou troubles de la mémoire en souffrent réellement. Celui qui est en pleine forme au lendemain de courtes nuits est probablement un petit dormeur qui s’ignore.
L’insomnie chronique touche près de 20 % de la population française. Elle est sévère dans 6 à 9 % des cas.
    Il convient de différencier plusieurs types d’insomnie :
  • L’insomnie d’endormissement  : c’est la plus fréquente. La personne se couche à une heure habituelle, et une ou deux heures plus tard, elle n’a toujours pas trouvé le sommeil.
  • L’insomnie de milieu de nuit  : la personne se réveille dans la nuit, une ou plusieurs fois, et a des difficultés pour se rendormir.
  • L’insomnie du petit matin  : la personne s’endort sans problème, mais se réveille vers quatre ou cinq heures du matin, et il lui est impossible de retrouver le sommeil.
  • L’insomnie totale  : ce type d’insomnie est beaucoup plus rare. La personne reste éveillée toute la nuit.
On observe également chez certaines personnes une inversion du rythme de sommeil : elles dorment le jour, mais pas la nuit.

Quelles sont les causes de l’insomnie ?

L’anxiété et le stress sont les premières causes d’un mauvais sommeil, ainsi que les facteurs liés à l’environnement (bruit, déménagement, etc.). Parfois, d’autres problèmes peuvent provoquer des troubles du sommeil, tels que les ronflements, les douleurs, une mauvaise literie, des excès de caféine ou d’alcool.
Si la grande majorité des insomnies sont liées à des perturbations psychologiques relativement bénignes, les troubles du sommeil peuvent être le signal d’une maladie physique. Ils peuvent alerter sur le diabète, par exemple, l’hyperthyroïdie, une maladie infectieuse, des problèmes cardiovasculaires, des troubles neurologiques ou de l’arthrose. Il est donc nécessaire de rechercher ces maladies lorsque le sommeil est perturbé.
Certains médicaments, tels que les corticoïdes ou certains décongestionnants, de même que la nicotine, peuvent être responsables d’insomnie. N’oubliez pas de signaler vos traitements en cours. Enfin, l’insomnie peut se révéler comme l’un des symptômes d’une autre maladie psychique. L’insomnie de milieu et de fin de nuit sont ainsi caractéristiques des dépressions.
Enfin, des troubles du rythme veille-sommeil peuvent apparaître chez des personnes soumises au décalage horaire, ou qui travaillent de nuit (travail par équipes, personnel soignant).

Comment évolue l’insomnie ?

L’insomnie transitoire, liée à un événement précis et durant quelques jours, s’arrête généralement lorsque la cause de stress ou d’anxiété disparaît. Des règles simples d’hygiène de vie suffisent à retrouver un sommeil normal.
Le décalage horaire consécutif à un long voyage peut justifier la prise de médicaments somnifères sur une courte période. Le sommeil se rétablit assez vite, et la personne reprend son rythme de vie normal.
L’insomnie de courte durée (de quelques jours à quelques semaines) disparaît souvent par la combinaison de plusieurs mesures : retour à une meilleure hygiène de vie, traitement somnifère pendant quelques semaines, méthodes diverses de relaxation, voire psychothérapie de courte durée. 

Quelques conseils pour bien dormir

    Une hygiène de vie et des conseils simples favorisent un bon sommeil, ou permettent de le retrouver.
  • Ne pas prendre de boissons stimulantes après 16 heures (café, thé, sodas à base de caféine).
  • Eviter l’alcool le soir : il désorganise le sommeil et provoque des réveils nocturnes.
  • Manger léger au dîner, des sucres lents et peu de matières grasses, par exemple.
  • Garder sa chambre à une bonne température (entre 18 et 20 °C).
  • Choisir un lit pas trop mou, adapté à la taille et au poids du dormeur et de son conjoint.
  • Pratiquer une activité sportive dans la journée, ce qui facilitera l’endormissement. Attention, il est préférable d’éviter de pratiquer un sport après 20 heures, car cela risque de rendre plus difficile l’endormissement.
  • Se préparer au sommeil par des activités calmes, telles que la lecture et l’écoute de musique ou par des petits rituels du soir.
  • Se coucher tous les soirs à peu près à la même heure.
  • Ne pas lutter contre les signes tels que les bâillements et les paupières lourdes, que l’organisme nous envoie lorsqu’il est temps d’aller au lit.
  • Enfin, certaines personnes répartissent leur sommeil au cours de la journée. Si elle est possible et qu’elle ne dépasse pas une vingtaine de minutes, une sieste peut être une bonne solution pour compenser des troubles du sommeil nocturne. Attention cependant à ce qu’elle n’en soit pas la cause !

    Quels sont les médicaments utilisés contre l’insomnie ?

    Les hypnotiques, appelés couramment somnifères, sont des médicaments qui facilitent le sommeil. Ils aident à s’endormir et peuvent également contribuer au maintien du sommeil, lorsque leur durée d’action est suffisamment longue. Lorsque les troubles du sommeil sont dus à d’autres maladies psychiques, les traitements prescrits pour soulager celles-ci (neuroleptiques, benzodiazépines anxiolytiques ou certains antidépresseurs) peuvent suffire à rétablir un sommeil de qualité.
    Dans certains cas, ces spécialités dites « sédatives » sont un moyen de faciliter le sommeil sans avoir recours aux hypnotiques. Les médicaments sont dits sédatifs lorsqu’ils possèdent des propriétés calmantes et apaisantes. En soulageant la nervosité, ils peuvent aider à trouver le sommeil. Certains sédatifs sont utilisés dans ce but ou pour calmer un patient agité. Mais ces propriétés peuvent parfois constituer un effet indésirable et provoquer une somnolence non souhaitée (comme dans le cas de médicaments contre la toux, la douleur, l’hypertension artérielle ou l’épilepsie). Attention, un médicament sédatif peut augmenter les effets sédatifs de l’alcool.

Quelles formes l’anxiété peut-elle prendre ?

contrôler son anxiété
A un degré raisonnable, l’inquiétude et l’anxiété sont des sentiments normaux et utiles. Lorsque ces périodes d’anxiété sont justifiées par des causes réelles (examen, soucis financiers, divorce, chômage par exemple), elles peuvent être considérées comme normales, même si elles durent plusieurs semaines. Elles constituent un système d’alerte face à une situation donnée et permettent de mobiliser les ressources de l’individu et de solliciter sa faculté d’adaptation.
L’anxiété devient pathologique lorsqu’elle persiste malgré la disparition de la situation qui l’a provoquée ou lorsque le système d’alerte se met constamment en route alors qu’aucun événement ne le nécessite vraiment. Ces symptômes deviennent rapidement incompatibles avec la vie quotidienne. On parle alors de troubles anxieux. Ils s’expriment de très nombreuses manières selon l’histoire familiale et personnelle du patient, son hérédité, son imaginaire ou les causes des premiers épisodes d’anxiété.
L’anxiété peut être diffuse, persistante, irrationnelle et concerner la plupart des situations de la vie quotidienne. On parle alors d’anxiété généralisée. Cette angoisse impossible à contrôler est source de souffrance et rend impossible tout plaisir.
L’anxiété peut également se fixer sur une ou plusieurs situations très précises dont la présence va provoquer des symptômes intenses. Ce sont les troubles phobiques. La phobie devient grave lorsqu’elle oblige la personne touchée à restreindre ses activités.

Comment se manifeste l’anxiété ?

Les symptômes psychiques

L’anxiété se manifeste par un sentiment diffus d’inquiétude qui a des répercussions négatives sur le quotidien. La personne ressent de la peur et de l’angoisse face à la plupart des événements de la vie et craint toujours l’arrivée d’une catastrophe. Même lorsque les choses vont bien, elle se dit que cela ne va pas durer. Elle est fatiguée, irritable, a du mal à se concentrer et se sent incapable de contrôler les situations qui se présentent. Parfois, elle s’isole par peur de ne pas avoir le contrôle de ce qui l’entoure (anxiété sociale).
Parfois, la personne angoissée cherche à échapper à sa peur du lendemain en devenant hyperactive, en se lançant dans une fuite en avant qui lui permet d’avoir l’impression de contrôler ce que l’avenir lui réserve.

Les symptômes physiques

Les symptômes physiques sont variés et nombreux : troubles du sommeil, douleurs musculaires, palpitations, tremblements, mains moites, vertiges, frissons, maux de tête ou maux de ventre, diarrhée ou constipation, sensation de serrement au niveau de la poitrine, impression d’étouffer, nœud à l’estomac ou à la gorge, spasmophilie, envie constante d’uriner, etc.

Le cas de la spasmophilie

La spasmophilie est une trop grande sensibilité émotionnelle qui se manifeste par une crise subite, regroupant un ensemble de symptômes très variés : paupières et muscles du visage qui tressaillent, sensation de vertiges et évanouissements, fourmillements, perte de la sensibilité dans les mains, paralysie des doigts, sensation d’étouffer, palpitations, par exemple. Pour les psychiatres, la spasmophilie est une manifestation des troubles anxieux.

Quelles sont les causes de l’anxiété ?

    Des facteurs bien identifiés peuvent provoquer des états d’anxiété, parmi lesquels :
  • une situation de stress avec épuisement physique ou psychique, par exemple un stress chronique au travail ;
  • une maladie ou un décès dans la famille ou dans le cercle d’amis ;
  • une situation professionnelle précaire ;
  • une nouvelle étape de la vie (comme un départ à la retraite, un divorce, le départ d’un enfant de la maison) ;
  • les changements hormonaux de la ménopause ;
  • une expérience négative (une agression physique, par exemple) ;
  • des affections psychiques telles que la dépression ou la schizophrénie.
Du point de vue de la psychanalyse, l’anxiété traduirait l’existence de conflits inconscients non résolus à des stades fondamentaux du développement de l’enfant. Ces conflits, parmi lesquels figurent l’angoisse de séparation et la crainte de perdre un être aimé, peuvent émerger de façon spontanée ou à la suite d’une expérience traumatisante particulière.

Comment diagnostique-t-on l’anxiété ?

Le diagnostic d’anxiété est posé lorsque le malade se plaint de soucis excessifs, chroniques et incontrôlables depuis plus de six mois et qu’il présente au moins trois des six symptômes suivants : fatigue, irritabilité, difficultés à se concentrer,troubles du sommeil, douleurs musculaires, agitation ou surexcitation.
L’anxiété est souvent mal prise en charge, parce que les personnes concernées hésitent à consulter. Elles pensent que leur anxiété exacerbée est un trait de leur personnalité, qu’elles doivent la subir et qu’il n’y a pas de remède. La majorité des personnes souffrant d’angoisse déclare avoir toujours éprouvé cette inquiétude excessive.

L’anxiété est-elle fréquente ?

L’anxiété généralisée constitue le trouble anxieux le plus courant. Elle touche entre 5 % et 8 % de la population. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes, surtout après 40 ans. À partir de cet âge, une femme sur dix est concernée.

Comment prévenir l’anxiété ?

Comme l’anxiété est une réaction normale, les mesures de prévention visent plutôt à éviter qu’une anxiété passagère ne s’installe de manière durable. La parole est un excellent moyen de soulager un sentiment anxieux. Il ne faut pas hésiter à parler à un proche, un médecin ou un professionnel du soutien psychologique. Les inquiétudes non exprimées ont rapidement tendance à devenir difficiles à supporter. Les activités sportives sont souvent d’une aide précieuse pour les personnes qui sont d’un tempérament anxieux : l’activité physique lutte contre le stress, détend, change les idées et permet d’éliminer les tensions physiques.
Pratiquez des activités de relaxation (yoga, tai-chi, sophrologie, etc.) susceptibles de favoriser la gestion du stress. Essayez de vous coucher tôt et d’avoir un sommeil suffisant. Assurez-vous que votre alimentation est équilibrée et satisfaisante. Réduisez votre consommation de caféine (café, thé, colas, chocolat, guarana, etc.).

Quels médicaments contre les troubles anxieux ?

    Les troubles anxieux peuvent être traités par plusieurs types de médicaments : les anxiolytiques (essentiellement benzodiazépines et buspirone), certains antidépresseurs et d’autres médicaments (prégabaline). Les premiers anxiolytiques (tranquillisants) utilisés étaient des médicaments sédatifs puissants qui soulageaient l’anxiété en réduisant l’état de vigilance du patient. L’angoisse diminuait au prix d’une somnolence plus ou moins permanente. Depuis une trentaine d’années, des médicaments mieux ciblés sont apparus. Ils soulagent les symptômes anxieux sans entraîner de tels effets indésirables.
Les médicaments ne doivent être prescrits que dans les cas où les troubles anxieux deviennent invalidants et entravent la vie quotidienne. Les anxiolytiques sont prescrits pour une durée limitée dans le but de soulager rapidement les symptômes. Le traitement de fond des troubles anxieux repose essentiellement sur les psychothérapies. Après quelques semaines, l’amélioration rapide apportée par les anxiolytiques peut être relayée par les effets des traitements psychothérapeutiques, qui demandent plus de temps pour agir sur les symptômes.

mardi 24 juin 2014

Une maladie de plus en plus fréquente

test de glycémie diabète
L’insuline est l’une des hormones qui permettent la régulation du taux de sucre (glucose) dans le sang. Lorsque ce taux augmente (par exemple après un repas), le pancréas sécrète de l'insuline qui favorise le stockage du sucre dans les muscles et le foie. Sans cette hormone, le taux de sucre dans le sang serait trop élevé. Si le sucre constitue l’aliment majeur de nos cellules, une élévation permanente de son taux sanguin provoque des dégâts, notamment sur les vaisseaux sanguins.
Les personnes atteintes de diabète de type 2(également appelé « diabète non insulinodépendant » (DNID) ou « diabète gras ») sécrètent de l’insuline, mais cette hormone agit avec moins d’efficacité sur l’organisme. En effet, pour des raisons mal connues, les cellules des muscles et du foie perdent leur sensibilité à l’insuline (elles deviennent « insulinorésistantes »). Le taux sanguin de sucre reste anormalement élevé après un repas, malgré l’augmentation de la sécrétion d’insuline par le pancréas. Petit à petit, le pancréas s’épuise à sécréter des quantités croissantes d’insuline et son taux sanguin devient anormalement faible, aggravant le diabète.

Quels sont les symptômes du diabète de type 2 ?

    Les personnes qui souffrent de diabète de type 2 peuvent ne présenter aucun symptôme pendant des années. Cette maladie progressive et longtemps silencieuse est d’ailleurs souvent diagnostiquée à la faveur d’un contrôle de routine ou à la suite de complications. Au fur et à mesure que la maladie progresse, les symptômes finissent par apparaître :
  • augmentation de la soif et de la faim ;
  • besoin fréquent d'uriner ;
  • fatigue ;
  • peau sèche sujette à des démangeaisons ;
  • coupures et blessures qui cicatrisent lentement ;
  • infections fréquentes des gencives, de la vessie, du vagin, de la vulve et du prépuce ;
  • insensibilité ou fourmillement des mains et des pieds ;
  • troubles de l'érection ;
  • vision floue.

Qu'est-ce que le diabète de type 1 ?

piqûre d'insuline
L’insuline est l’une des hormones qui permettent la régulation du taux de sucre (glucose) dans le sang. Lorsque ce taux augmente (par exemple après un repas), le pancréas sécrète de l'insuline qui favorise le stockage du sucre dans les muscles et le foie sous la forme de glycogène. L’insuline stimule également la formation de tissu adipeux (graisse) à partir du sucre.
Les personnes atteintes de diabète de type 1(également appelé « diabète insulinodépendant » (DID) ou « diabète juvénile ») sécrètent peu ou pas d’insuline. En l’absence de traitement, le taux de sucredans le sang (glycémie) est constamment trop élevé mais ce sucre est inutilisable comme source d’énergie par les cellules. Celles-ci doivent alors brûler des graisses ou des protéines pour assurer leur besoin en énergie. A long terme, cette élévation permanente de la glycémie provoque des dégâts, notamment sur les vaisseaux sanguins.
Le diabète de type 1 représente 10 % des cas de diabète (les autres 90 % étant des cas de diabète de type 2 où les cellules du foie et des muscles ne sont plus sensibles à l’insuline). Chaque année, en France, 6 000 nouveaux cas de diabète de type 1 sont diagnostiqués. Le nombre de cas diagnostiqué chaque année chez les enfants a augmenté de plus de 37 % entre 1988 et 1997.
Le diabète de type 1 est plus fréquent dans les pays occidentaux et dans les régions éloignées de l’équateur : par exemple, il est soixante-dix fois plus fréquent en Finlande qu’en Chine.

Quels sont les symptômes du diabète de type 1 ?

    Les personnes qui souffrent de diabète de type 1 peuvent ne présenter aucunsymptôme pendant des années. Au fur et à mesure que la maladie progresse, les symptômes finissent par apparaître de manière soudaine, en général quand 80 à 90 % des cellules du pancréas ont disparu :
  • augmentation de la soif et de la faim ;
  • besoin fréquent d'uriner, ce qui peut entraîner des problèmes de pipi au lit(énurésie) chez un enfant jusque-là propre ;
  • fatigue anomale ;
  • peau sèche sujette à des démangeaisons ;
  • coupures et blessures qui cicatrisent lentement ;
  • infections fréquentes des gencives, de la vessie, du vagin, de la vulve et du prépuce ;
  • insensibilité ou fourmillement des mains et des pieds ;
  • vision floue.
Chez le nourrisson, le diabète de type 1 est rare et lié à une anomalie génétique. Il se traduit par un érythème fessier (fesses rouges) sévère, des malaises, une faible prise de poids malgré un bon appétit, de la soif, des couches mouillées en permanence, voire des vomissements et de la déshydratation.
Chez les enfants, le diabète de type 1 est plus fréquemment diagnostiqué au cours de deux périodes de la vie : entre 4 et 6 ans, puis entre 10 et 14 ans. Entre 4 et 6 ans, il n’est pas rare que le diabète de type 1 soit diagnostiqué lors d’un épisode d’acidocétose, parfois fatal.

Quelles sont les complications du diabète de type 1 ?

Le diabète de type 1 est dangereux par ses complications. Celles-ci sont la conséquence de concentrations sanguines de sucre durablement trop élevées. On distingue les complications à court et à long terme.

Les complications du diabète de type 1

Un diabète de type 1 non diagnostiqué ou mal contrôlé par les traitements peut provoquer des complications aigües sous la forme de malaises graves. Ces malaises peuvent également se produire lorsque le traitement n'est pas suffisamment adapté à l'alimentation et à l'activité physique.

L'acidocétose diabétique
Lorsqu'une personne atteinte de diabète de type 1 n'est pas ou insuffisamment traitée, le glucose (sucre) s'accumule dans le sang mais il ne peut pas être utilisé pour produire de l'énergie. Le corps le remplace alors par une autre source d'énergie, les acides gras (lipides). L'utilisation des acides gras comme carburant entraîne la production de substances acides, les corps cétoniques. Ces substances s'accumulent et provoquent une acidification excessive du sang et des cellules qui déclenche des symptômes potentiellement fatals : haleine au parfum de pomme caractéristique, déshydratation, nausées, vomissements,maux de ventre, difficultés pour respirer, confusion et coma. L'acidocétosediabétique nécessite un traitement par insuline et une hospitalisation en urgence. Le coma acidocétosique est la cause la plus fréquente de décès liés au diabète de type 1.

Le coma hyperosmolaire

Si la concentration de sucre dans le sang devient très élevée, et plus particulièrement en présence d'autres facteurs tels qu'une infection, les patients atteints de diabète de type 1 peuvent présenter une déshydratation intense, une chute de la pression artérielle, des épisodes de confusion et d'étourdissements, voire un coma dit « coma hyperosmolaire ». Cette complication peut entraîner la mort : elle nécessite une hospitalisation et une réhydratation en urgence.

L'hypoglycémie

L’hypoglycémie est une baisse excessive de la glycémie provoquée le plus souvent par un apport alimentaire en sucres insuffisant ou par une activité physique inhabituelle. Ses signes sont : tremblements, sueurs, faiblesse, troubles de l’attention, faim, vertige, nervosité et irritabilité, palpitations,nausées, peau froide et moite. Lorsqu’elle est sévère, l’hypoglycémie peut se traduire par une perte de connaissance, qui peut se révéler dangereuse dans certaines circonstances comme la conduite de véhicules, la baignade ou la pratique de certains sports.
Les personnes qui souffrent de diabète de type 1 doivent connaître parfaitement les signes d’une éventuelle hypoglycémie. Après quelques années de maladie, il est fréquent que les personnes diabétiques soient moins sensibles et moins attentifs aux signes de l’hypoglycémie, ce qui les expose à des crises plus sévères.
Lorsqu’une personne diabétique fait une crise d’hypoglycémie, elle doit prendre le plus rapidement possible des aliments riches en sucres : par exemple, trois morceaux de sucre ou une pâte de fruit ou un verre de soda (non light). Si le repas suivant est encore loin, une petite collation doit être prise ensuite : par exemple, quatre petits-beurre ou une barre de céréales. Si la prise d’aliments sucrés ne suffit pas à supprimer les symptômes d’hypoglycémie après dix minutes, il est préférable d’aller consulter un médecin. En effet, l’hypoglycémie peut être liée à d’autres causes, comme par exemple une infection.
Les personnes diabétiques devraient constamment avoir avec elles de quoi soulager une crise d’hypoglycémie, ainsi qu'une carte signalant qu’elles sont diabétiques.

Peut-on prévenir le diabète de type 1 ?

On ne connaît pas de moyen pour prévenir l'apparition d'un diabète de type 1. Des études en cours cherchent à évaluer l'efficacité d'un vaccin destiné à empêcher l'action destructrice des cellules de l'immunité sur le pancréas. Si le rôle d'une infection virale ou bactérienne est confirmé, il est probable que des essais cliniques chercheront à évaluer si une vaccination contre cette infection peut prévenir l'apparition du diabète de type 1.

Que faire lorsqu'on souffre de diabète de type 1 ?

Lorsqu'un diabète de type 1 a été diagnostiqué et stabilisé par un traitement, certaines habitudes permettent de réduire les risques de complication.

Informez-vous.

Le patient diabétique est le premier acteur de sa santé. Mieux il connaît sa maladie, mieux il saura adopter les gestes qui en minimisent les conséquences. De très nombreux documents d'information sur cette maladie sont disponibles auprès des médecins, des associations de patients, des laboratoires pharmaceutiques ou en librairie. Des programmes d'éducation sur le diabètedestinés aux patients sont proposés dans certains hôpitaux (dans le cadre des hospitalisations de jour) et par des réseaux locaux de professionnels de santé (médecins, infirmières, diététiciennes, pédicures-podologues, etc.). Renseignez-vous auprès de votre médecin ou auprès des associations de diabétiques.

Equilibrez votre alimentation.

L'adaptation des habitudes alimentaires est un élément important de la prise en charge du diabète de type 1. En effet, elle permet à la fois de mieux contrôler le taux de sucre dans le sang, d'éviter une prise de poids excessive et de prévenir les complications cardiovasculaires de la maladie.

Bougez.

Associée à un régime alimentaire, l'activité physique a un effet bénéfique sur le diabète car elle contribue à éviter la prise de poids et à prévenir les complications cardiovasculaires. De plus, elle permet souvent de diminuer les doses quotidiennes d’insuline.
Les médecins conseillent généralement aux personnes atteintes par cette maladie une activité physique d’intensité moyenne (20 à 30 minutes, au moins trois à cinq fois par semaine). Les pratiques physiques et sportives d'intensité moyenne et de longue durée (marche, cyclisme, ski de fond, randonnée, escaliers, etc.) sont particulièrement indiquées. Pendant cette activité, maintenez un bon niveau d’intensité : vous devez pouvoir continuer à parler en vous exerçant, mais chanter doit être impossible ! Si vous pouvez chanter, augmentez l’intensité ; si vous ne pouvez pas maintenir une conversation, ralentissez.
Il est important de vérifier son taux sanguin de glucose (glycémie) avant et après l’activité physique ou sportive, ce qui permet d’adapter l’alimentation et le traitement par l’insuline. En règle générale, les périodes d’activité physique doivent être suffisamment éloignées des injections d’insuline pour réduire le risque d’hypoglycémie. Bien sûr, lorsqu’on pratique une activité physique ou sportive, il est important de garder sur soi des aliments sucrés au cas où une hypoglycémie surviendrait. Attention, celle-ci peut survenir plusieurs heures après la fin de l’exercice.
La pratique d’un sport ou d’une activité physique doit être évitée pendant un épisode d’excès de sucre dans le sang (hyperglycémie). En effet, dans ces conditions, le corps va puiser l’énergie nécessaire dans les graisses du corps (acides gras) et cela expose au risque d’acidocétose potentiellement dangereuse. Dans le doute, il est possible de rechercher les corps cétoniques dans l’urine à l’aide d’une bandelette urinaire. La présence de ces substances dans les urines contre-indique l’activité physique ou le sport

Comment soigne-t-on le diabète de type 1 ?

L'objectif principal du traitement du diabète de type 1 est de maintenir le taux sanguin de sucre dans les valeurs normales et de prévenir les complications. Au-delà de l'injection d'insuline, le maintien d'un poids raisonnable, une alimentation équilibrée et la pratique d'une activité physique régulière sont des composantes essentielles du traitement.

Les traitements médicamenteux

Le traitement du diabète de type 1 repose sur l'administration d'insuline par injection sous-cutanée (sous la peau). Contrairement au traitement du diabète de type 2, les médicaments antidiabétiques oraux (pris par la bouche) n'ont pas d'efficacité démontrée dans le diabète de type 1. Récemment, une insulinedestinée à être inhalée a été commercialisée aux Etats-Unis, mais elle a depuis été retirée du marché.

Les conseils hygiéno-diététiques

Deux éléments essentiels du traitement du diabète de type 1 sont uneadaptation des habitudes alimentaires et la pratique régulière d'une activité physique. Lorsqu'un traitement ne semble pas suffisamment efficace, ces deux paramètres sont évalués et éventuellement corrigés avant de songer à modifier le traitement médicamenteux.

L'éducation thérapeutique

Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic de diabète de type 1, elle est systématiquement hospitalisée pour mettre en place le traitement. Cette hospitalisation lui permet également d’apprendre à prendre en charge son traitement dans tous ses aspects : auto-injection de l’insuline, autosurveillance de la glycémie, adaptation de l’alimentation et du traitement à l’activité physique, etc. L’éducation thérapeutique est assurée par l’ensemble de l’équipe soignante : médecins, infirmières, diététiciennes, etc. Elle concerne le patient mais également ses proches (parents, conjoint, etc.).
Cette démarche éducative est essentielle et elle doit être régulièrement entretenue tout au long de la maladie. En effet, les séances d’éducation thérapeutique sont personnalisées et permettent d’identifier et de corriger des lacunes de savoir qui pourraient avoir un impact négatif sur le traitement et l’évolution de la maladie. De nombreuses études ont confirmé que les personnes diabétiques qui suivent régulièrement des séances d’éducation thérapeutique parviennent à mieux contrôler leur glycémie que celles qui n’en bénéficient pas.

La prise en charge psychologique

Le diabète est une maladie chronique qui impose des contraintes tout au long de la vie, au patient comme à ses proches. Pour un meilleur suivi du traitement et un meilleur contrôle de la glycémie à long terme, il est essentiel qu'un soutien psychologique soit assuré lorsque le besoin s'en fait sentir. Pouvoir parler de ses difficultés ou de son sentiment de ras-le-bol contribue à réduire le stress (qui semble avoir des effets négatifs sur le contrôle de la glycémie).

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